• Guide Infos Turquie

Un coup d'oeil dans les coulisses

L'hospitalité turque
Les étrangers sont toujours les bienvenus : telle est la règle d'or dans ce pays. Un accueil amical fait partie de la nature turque qui peut parfois sembler envahissante. Vous avez perdu votre chemin ? Demandez-le à un Turc. S'il ne peut se faire comprendre alors il vous accompagnera jusqu'à l'endroit où vous devez aller. C'est ça l'hospitalité turque !
Des contrastes intéressants.
Le turc est fier. De sa patrie, de ses origines, de sa culture. La famille est sans aucun doute le plus important. Les traditions sont respectées. Naturellement, des changements se produisent même ici, principalement dans les grandes villes. Mais les liens familiaux restent forts. Les parents exercent leur influence sur leurs enfants leur vie durant. Ils n'ont pas besoin de se soucier de leur avenir, la famille s'occupera d'eux. Les personnes vivants seules sont rares. Les visiteurs perçoivent peut-être une autre image du pays. En traversant un petit village, vous n'apercevrez que des hommes aux terrasses. Et les femmes ? A la maison ou au travail dans les champs. Néanmoins il existe un lien très fort dans le cercle domestique. C'est une des contradictions propres à ce pays. Ce sont ces contrastes qui rendent ce pays si intéressant. Un autre contraste est purement régional. Le pays rassemble de nombreuses communautés qui furent souvent séparées pendant des siècles par les chaînes de montagnes. C'est ainsi que toutes ces différentes cultures purent se développer au cours des siècles.
La croisée des cultures
Les Turcs apparurent pour la première fois il y a 3.000 ans. Dans la région des monts Altai, entre la Mongolie et la Sibérie. Ces nomades se fondirent petit à petit avec les Mongoles. Avec le temps ils émigrèrent en direction de l'Europe. En chemin, ils fondèrent de petites villes (un peu partout). Pendant leur séjour à Bagdad, ils entrèrent en contact avec l'Islam. Le chemin qui les conduisit de Bagdad à Constantinople dura encore quatre siècles. Après que Constantinople (l'Istanbul actuelle) fut devenue la capitale de l'empire en 324, la ville connu un de ses âges d'or. La première victoire de ce qui deviendra le grand empire ottoman fut remportée par les Turcs en 1017 à Malazgirt près du lac de Van. Neuf siècles plus tard, cet empire disparut pour laisser place à la Turquie actuelle. Grâce à Mustafa Kemal Atatürk " le père de tous les Turcs " qui installa la république moderne.

Un quotidien pittoresque

Des scènes de rues colorées
La Turquie possède une vie de rue très animée. Dans les cafés ou aux terrasses les hommes jouent aux dés ou au backgammon. Les petits artisans disparaissent peu à peu du décor. Heureusement il en reste encore quelques-uns. Comme les cireurs de chaussures par exemple. Ils feront briller vos chaussures comme jamais auparavant. Les marchands de parfums vantent leurs produits aux lourdes senteurs orientales. Il ne faut pas aller bien loin pour s'offrir une petite friandise : laissez-vous tenter par les petits pains aux grains de sésame que l'on trouve à chaque coin de rue. A Istanbul, vous verrez encore des vendeurs d'eau, fruits et légumes le long des rues.
Petit plaisir chez le barbier
Une visite chez un barbier local est pour les messieurs un véritable plaisir. Tout d'abord vous êtes savonnés avec douceur et ensuite rasés au plus près au moyen d'un grand couteau. Une lotion d'une agréable senteur termine le tout. Un massage apaisant du visage est aussi possible.
Rendez-vous au hammam
Le bain turc ou le hammam est un des héritages du passé. A l'instar des thermes de l'Antiquité, le hammam devint un endroit très fréquenté. Les femmes venaient en matinée avec leurs enfants. Pas uniquement pour se laver mais aussi pour parler, boire et manger. Dans les salles chaudes, elles profitaient de la vapeur brûlante. On y pratiquaient aussi des massages et des épilations. Les hommes venaient l'après-midi discuter et savourer leur thé. Une visite au hammam était un acte social, beaucoup plus qu'un " nettoyage ". On y retrouve encore un peu cette atmosphère de nos jours dans un hammam moderne.

Une gastronomie savoureuse

Des plats délicieux
    Les Turcs ont le don de faire du plat le plus simple un repas de fête. La cuisine turque n'est pourtant pas si connue. C'est dommage car elle est absolument délicieuse. Chaque ingrédient contient sa saveur spécifique. La diversité ne réside pas uniquement dans le nombre illimité de recettes mais aussi dans l'éventail d'occasions spéciales et de leurs plats traditionnels.
    Quelques exemples de menus : sis kebap, brochette sur feu de bois. Döner kebap, brochette " tournante ", un gros morceau de viande qui tourne constamment devant un feu et duquel on tranche de fin morceaux. Iskender kebap, la kebap d'Alexandre, viande hachée cuite sur feu de bois placée dans un petit pain et recouverte de sauce tomate et de beurre fondu.
    À la mer on trouve beaucoup de savoureux poissons (bar, turbot, thon et rouget). Les entrées turques (meze), comme le yoghourt au concombre, sont bien connues. Parmi les autres spécialités, on trouve aussi une soupe au yoghourt et aux grains de blé. Le yayla çorbasi à la tomate et aux morceaux de saucisse a un goût aigre / acidulé.
Des desserts très sucrés
En dehors des fruits frais (bananes, pêches et raisins) qui sont cultivés en abondance, vous devez absolument goûter les desserts orientaux. Le choix est vaste : baklava (une pâte feuilletée fourrée aux noix, amandes et pistaches et recouverte de sirop de sucre) ou kadayif, de fins vermicelles imprégnés de sirop de sucre ou de miel. En saison, on trouve de l'ayva kaymakli, des morceaux de coings cuits avec du miel, des fruits confits et de la crème. Une autre friandise célèbre est le lokum (confiserie orientale). A choisir entre arômes de fruits ou de fleurs, aux pistaches ou aux amandes.
Le café turc (kahve)
Vous avez le choix entre deux sortes : le café soluble ou le vrai café turque. Le non sucré " sade ", le modérément sucré " orta " ou le très fortement sucré " sekerli ". Par souci d'honnêteté : le café soluble n'est pas formidable. Faire du café turque est tout un art. On mélange de l'eau et du café moulu que l'on porte à ébullition. On laisse le marc se déposer dans la tasse. La préparation comme la dégustation demande un certain temps mais siroter ce café est véritablement une bonne expérience.
La boisson nationale : le thé (çay)
Le thé est la véritable boisson nationale : partout et en toute occasion, les turcs boivent et offrent du thé. Dans les rues et dans les échoppes, de jeunes gens proposent cette boisson sur des plateaux typiques. Couramment, on vous offrira une tasse de thé dans un magasin, même si vous n'achetez rien.
Le raki (corsé)
Le raki est l'apéritif turque (40-45°) par excellence. Une boisson incolore à l'anis qui blanchit lorsqu'on y ajoute de l'eau. Les Turcs en boivent même pendant les repas. Chacun le consomme selon son propre goût : avec de la glace , avec un peu ou beaucoup d'eau, ou pur avec un autre verre d'eau.
Les vins locaux
Grâce aux Grecs qui occupèrent longtemps le pays - surtout en Cappadoce et le long de la côte égéenne - la Turquie a une tradition vinicole. La production actuelle est exportée principalement vers le nord. Deux marques dominent le marché : Doluca et Kavaklidere (rouge et blanc). Mais Karmen et Yakut valent aussi la peine d'être goûtés.
Des jus de fruits frais
Parmi les nombreux jus , le jus de cerise est le plus typique. Boire ce jus frais est très désaltérant. L'ayran, du yoghourt non sucré servi très frais avec de l'eau gazeuse et consommé à tous les repas.

D'impressionnants joyaux culturels

Les danses folkloriques
La Turquie est fortement attachée à ses traditions. Le folklore est très diversifié. Tout est prétexte à une danse : une naissance, un beau jour, un départ ou un retour, une augmentation de salaire… Chaque région a sa musique, ses costumes et ses danses typiques. La danse du ventre est d'origine arabe. Initialement, elle n'était représentée que dans les palais des sultans. Aujourd'hui la danse du ventre est si populaire que les hommes s'y adonnent autant que les femmes. Une autre danse bien connue est la danse de la cuiller (kasik oyonu) de la région de Konya. Le horon de la mer Noire est une danse pour hommes : habillés de noir, les danseurs effectuent des pas rapides et habiles. Enfin, la danse de l'épée et du bouclier de Bursa est représentée en souvenir de la conquête de la ville par les Ottomans.
Un peuple musical
La musique fait partie du quotidien. Souvent, dans les petits villages d'Anatolie, on peut apercevoir les habitants se regrouper pour chanter et danser. Il y a quatre sortes de musiques. La musique classique ; une musique folklorique qui diffère selon les régions et les groupes ethniques ; la musique militaire rythmique et la musique populaire moderne que l'on entend à la radio.
Une langue difficile
Le turc est la 11e langue la plus parlée au monde. Elle est parlée par 150 millions de gens. Elle se pratique dans les Balkans, l'ex URSS, en Chine et est parlée par des émigrés en Europe. Cette langue appartient au groupe finno-ougrien tout comme le hongrois, le finnois et le vieux bulgare. Atatürk introduisit en 1928 l'écriture latine qui remplaça l'arabe. Depuis lors, le turc est retranscrit phonétiquement.
Une littérature mondialement connue
    Le premier grand poète turc est Yunus Emre. Il vécut à la fin du 18e siècle en Anatolie centrale. Encore aujourd'hui, cet ancien derviche est apprécié pour son langage simple. La thématique de son œuvre est inspirée par la mystique de l'islam et influencée par l'humanisme. Il permit la diffusion d'un large regard sur le monde.
    Les œuvres de plusieurs auteurs modernes sont traduites et lues dans le monde entier. (Nazim…..)

Une destination de vacances moderne

Un pays démocratique
La république turque est fondée le 24 juillet 1923 après la chute de l'empire ottoman. Avec Atatürk, la jeune république joue très vite un rôle important dans la politique internationale. De nombreuses réformes en font rapidement un pays moderne. C'est tout d'abord un régime à parti unique mais en 1950 les démocrates participent aux élections avec succès. Après deux coups d'état militaires, la Turquie est à présent une démocratie depuis des décennies. Aujourd'hui, la Turquie est membre de l'OTAN, de l'OCDE, du conseil de l'Europe et membre associé de la CE.
Une liberté de culte
La Turquie est un état laïc. Cela signifie que la liberté de culte est y totale. Atatürk imposa une politique de séparation de l'église et de l'état par un code civil. Il interdit le port du voile pour les femmes et le fez traditionnel pour les hommes. La majorité des Turcs est musulmane. Cinq fois par jour, le muezzin appelle à la prière depuis le minaret. D'aucuns vont prier à la mosquée, d'autres prient chez eux. Le ramadan (ou jeûne) a lieu une fois par an. Les Turcs ne peuvent alors plus manger, boire ou fumer entre le lever et le coucher du soleil. La date du ramadan varie chaque année selon le calendrier lunaire.
Une économie qui tourne bien
L'agriculture est une des plus grandes richesses du pays, grâce à de très bonnes récoltes céréalières. Konya est un peu le " grenier à grains " du pays. La Turquie exporte du froment, seigle, maïs, coton, fruits secs et tabac. La culture en serre est en plein expansion. Le pays dispose d'énormes richesses naturelles : houille, lignite, pétrole, fer, nickel, cuivre, bauxite, magnésium, soufre, quartz… Les plus grands développements se font à présent dans les milieux pharmaceutiques et textiles.

La mer de Marmara

Istanbul, la glorieuse Constantinople
    L'ancienne Constantinople est la dépositaire de 3.000 ans d'histoire. C'est le berceau de la civilisation byzantine. La ville fut saccagée lors des croisades mais connut un âge d'or sous l'empire ottoman. D'éblouissants palais, mosquées, ponts et fontaines constituent les vestiges de cette période.
    Istanbul est bâtie sur 7 collines. Lieu de rencontre entre deux continents, l'Asie et l'Europe se rejoignent par deux ponts suspendus. Toutes les curiosités de la ville rivalisent de beauté. Le Bosphore se fraie un chemin à travers Istanbul et constitue le lieu de rencontre entre la mer de Marmara et la mer Noire. Une croisière sur le Bosphore doit absolument figurer à votre programme. L'autre partie de la ville met en valeur l'Istanbul moderne avec les quartiers Beyoglu, Nisantasi et Sisli.
Le palais de ) Topkapi : un joyau insoupçonné
Cette merveille fut bâtie sur les fondations du palais de Constantin. Le palais de Topkapi offre une vue imprenable sur la mer de Marmara et la Corne d'Or. La construction fut achevée en 1478. Le palais était la résidence officielle des sultans ottomans. L'ensemble contient quatre cours intérieures et des jardins construits en kiosques. Ne manquez pas de visiter les immenses cuisines. A l'époque, quelques 1.200 cuisiniers s'y affairaient. La porcelaine de Chine et du Japon est un autre pôle d'attraction du palais tout comme la salle du Trésor réunissant joyaux et pierres précieuses et les salles avec vêtements et autres reliques.
L'Aya Sophia : un défi architectonique
Dédiée à la Divine Sagesse (" haya sophia "), la basilique est d'une beauté époustouflante. C'était le seul complexe consacré à la fois aux cultes chrétien et islamique. L'Aya Sophia fut érigée entre 325 et 360. En 1453 le bâtiment fut converti en mosquée avec minarets, fontaines de purification et lieux de prière tournée vers la Mecque. C'est la quatrième plus grande église du monde avec une incroyable coupole de 55m de haut et un diamètre de plus de 30m. L'intérieur de la basilique est tout simplement majestueux.
La gracieuse Mosquée Bleue
Ou mosquée du sultan Ahmet. Seule mosquée au monde possédant 6 minarets. Malgré ses dimensions énormes et ses nombreuses coupoles, une certaine harmonie émane de l'ensemble. La mosquée bleue fut construite au 17e siècle juste à côté de l'Aya Sophia avec comme but avoué de surpasser cette dernière. Les carreaux émaillés qui tapissent l'intérieur sont d'un bleu prédominant et représentent des motifs floraux variés. Les 260 fenêtres permettent à une fontaine de lumière d'éclairer l'intérieur.
La citerne, la mosquée de Soliman et le bazar
Istanbul possède un des plus grands réservoirs souterrains. Il fut aménagé au 5e siècle afin d'approvisionner la ville en eau toute l'année durant. Le site a une ambiance bien particulière grâce à une musique et à un éclairage adaptés. L'impressionnante mosquée de Soliman vaut également la peine d'être visitée. Quatre minarets affinés symbolisent Soliman, le quatrième monarque des Ottomans. C'est un bâtiment splendide dont l'aménagement et les fenêtres colorées sont impressionnants. Derrière la mosquée se trouvent deux mausolées octogonaux dédiés au sultan et à son amante. Pour un délassement plus profane, le vaste bazar couvert est l'idéal. Le shopping, ça vous tente ? Le bazar est une ville en soi avec ces coupoles, ruelles, placettes, mosquées et fontaines. Istanbul possède un des plus grands souks avec plus de 4.000 boutiques. Et n'oubliez pas de marchander !
La Corne d'Or et le quartier de Galata
Dans ces deux quartiers, il y a de tout et encore plus à voir. Il y a la nouvelle mosquée à la loge impériale et la mosquée égyptienne - le 3e lieu de pèlerinage du monde islamique - où le porte-drapeau de Mahommet est enterré. A côté du bazar égyptien, un autre bazar, celui des épices. Dans le quartier de Galata, la plupart des vieilles maisons typiques valent le détour : des maisons franques, de petites églises chrétiennes et de belles mosquées. A ne pas manquer : le couvent des derviches tourneurs, véritable havre de paix. Le pont de Galata est le cœur d'Istanbul avec ces colporteurs, petites échoppes et restaurants de poissons.

La Côte Égéenne

L'oracle de Didymes et la séculaire Milet
Didymes, avec son célèbre temple d'Apollon, est un sanctuaire qui était déjà très visité au 6e siècle avant notre ère. Le site fut constamment agrandi au cours des siècles. Les ruines donnent encore une idée de la grandeur du site primitif. Après Delphes, Didymes était un des oracles les plus sollicités. Devant l'antique Milet, un ancien port qui fut une des plus grandes villes de l'Asie Mineure, on se sent insignifiant. Le théâtre du 4e siècle avant notre ère, soutenu par un versant, nous fait encore deviner sa splendeur passée.
Priène, l'ardente Bodrum, Carie
La ville de Priène fut construite selon un schéma octogonal. Les ruines du temple d'Athena, le théâtre, le siège du sénat et la commission du sénat sont particulièrement intéressants. Bodrum est renommée en tant que villégiature animée à la vie nocturne intense. Du mausolée, autrefois une des sept merveilles du monde, il ne reste hélas plus grand-chose. Mais le théâtre et le château de saint Pierre sont eux, intacts. La région de Bodrum jusque Fetiye se nomme Carie. Les amateurs de sports d'eau s'en donneront à cœur joie : d'innombrables petites îles, presqu'îles et criques agrémentées de plages et ports de plaisance. Admirez la splendide nature encore enjolivée par une inoubliable mer bleue.
La Marmaris touristique
Marmaris est une des stations balnéaires les plus visitées de Turquie. Située dans une baie pittoresque et entourée de luxuriantes montagnes boisées, la ville dispose d'un port de plaisance moderne et international et d'excellentes facilités touristiques. De longues plages de sable ajouteront une dimension particulière à votre satisfaction. Sans oublier l'origine antique et la proximité de sites archéologiques : Knidos (avec ses 2 ports, l'acropole, le théâtre et les ruines des temples de Dionysos et d'Apollon) et Kaunos (sépultures creusées dans la roche et le théâtre).
Eolie , la privilégiée, Cesme, la calme
D'Izmir jusqu'au golfe d'Edremit, s'étend la région d'Eolie. Dans un climat privilégié, les vignobles, oliviers et plantations de coton se détachent sur les flancs des montagnes. Le tourisme s'y répand. Cesme est une belle station balnéaire à la pointe de la presqu'île, juste en face de l'île de Chios. Les nombreuses petites criques tranquilles sont idéales pour bronzer au calme. A côté de Cesme se trouve la station balnéaire de Foca. Visitez-y les Tours de Pierre.
Sardes, Pergamon et la légendaire Troie
Sardes est l'ancienne capitale de la Lydie. Le temple d'Artemis, un vaste gymnase et une chaussée romaine ont été restaurés. L'actuelle Bergama s'étend au pied de l'ancienne Pergamon, autrefois capitale de la province romaine d'Azie. Une des plus grandes rivales d'Alexandrie dans les domaines de l'art et de la littérature. Mais le site héberge également de petites perles architectoniques. Que diriez-vous d'un théâtre pour plus de 10.000 spectateurs ? Le temple de Trajan dans un style corinthien et le temple d'Asclepios frappent l'imagination. Et naturellement, il y a la bibliothèque aux 20.000 livres et papyrus. Le petit village d'Ayvalik juste en face de l'île de Lesbos possède de magnifiques plages. Les charmants vestiges de la légendaire Troie nous rappellent le récit d'Homère. La reconstruction du tristement célèbre cheval est la cerise sur la gâteau.

La Méditerranée

La vieille et la moderne Antalya
Antalya fut fondée au 2e siècle avant notre ère et fut ensuite incorporée dans l'empire romain. De ce passé subsistent uniquement la porte d'Hadrien et les murailles de la ville. Le vieux quartier aux petites maisons de pêcheurs, boutiques, restaurants et hôtels est un coin bien charmant. La vieille ville est dominée par la minaret de Yivli. Un peu plus haut se trouve la ville moderne avec ses belles avenues et son parc tropical. Les (" vraies ") plages se trouvent à Lara à 12 km du centre.
Les beautés de la nature d'Antalya à Fethiye
La nature est sans aucun doute le pôle d'attraction de cette région. Il y a aussi beaucoup de sites archéologiques. Kemer est un petit village à la nature éblouissante au pied des monts Taurus. Dans le petit port de Finike, vous devez absolument visiter le théâtre romain et le monument en l'honneur de Pericles, roi de Lycie. Le village de pêcheurs de Kas, autrefois si paisible, se développe peu à peu en une mini station balnéaire avec plusieurs attractions dans les environs. Kekova Adasi est une île paradisiaque proche des côtes entre Kas et Finike. Lorsque la mer est calme, on aperçoit les vestiges des sépultures lyciennes. Patara abrite les restes d'un temple corinthien, des thermes et de l'arc de triomphe. Ils sont en grande partie enfouis dans le sable. Mais la plage longue de 18 km est merveilleuse. Patara fut jadis la port de Xanthos, ancienne capitale de la Lycie, située à 8 km à l'intérieur des terres. On peut y admirer de nombreuses sépultures dont notamment le prétendu tombeau des harpies et son pilier de 4 m de haut. Selon la croyance populaire, les défunts étaient emmenés au ciel par les harpies (oiseaux - démons). Letoon, ou sanctuaire de Leto, mère d'Apollon et d'Artemis, déploient les ruines de trois temples. Ölüdeniz signifie littéralement mer Morte. Cette crique enclavée se trouve à une douzaine de kilomètres de Fethiye, entourée par de hautes montagnes. Sa plage est très agréable. Fethiye enfin, est une station balnéaire moderne entourée d' ilôts. Des sépultures ont été aménagées dans les parois rocheuses.
Les plages d'Antalya
La région à l'est d'Antalya dévoile ses trésors. Termossos de par sa nature sauvage est difficile à atteindre. Grimpez jusqu'à la nécropole à 1.600m ou jusqu'au théâtre, l'effort en vaut la peine. Pour se faire une idée de la vie quotidienne pendant l'âge d'or de Pamphylie, faites donc un petit tour à Perge. Le théâtre de 15.000 places, le stade du 2e siècle, la grande porte hellénistique, la place et la rue principale avec égouts constituent les vestiges monumentaux. Aspendos dispose d'un théâtre incroyablement bien conservé, construit par Zenon pour le compte de Marc Aurèle. Il compte deux étages avec galeries. A l'intérieur des fortifications de la vieille ville de Side se trouve le village actuel et ses nombreux restaurants et boutiques. On y trouve aussi deux plages luxueuses. Visitez les ruines et le musée aménagé dans un ancien bain turc. Alanya est une station balnéaire connue avec de nouveau deux plages. Depuis les rochers jusque dans la mer, se trouve une citadelle seldjoukide et plus bas dans le port, les tours rouges. Le paysage est presque tropical avec des plantations de bananes et de cacahouètes. Non loin de là se trouve Anamarium, un petit site du 3e siècle avec ses remparts, thermes et aqueduc. Et Mamure Kalesi, un château fortifié du 13e siècle.
Marc Antoine, Cléopâtre et Adana
D'Alanya à Adana s'étend la région de Cilicie, Cukurova en turc. La terre promise des écrivains et des cinéastes. Cette région fertile est caractérisée par de nombreux châteaux fortifiés le long de la ligne côtière. A Silifke le musée archéologique et les vestiges de la citadelle moyenâgeuse attendent le visiteur. De Silifke à Mersin se succèdent entre autres Uzunburc, Cennet Deresi, Korigos, Kanlidivane, Viranehir. Mercin est nichée au cœur d'une baie, le port le plus important du pays. Tarsus est connue pour être la ville natale de saint Paul. C'est là qu'aurait eu lieu la rencontre entre Marc Antoine et Cléopâtre. C'est un centre important de la philosophie stoïcienne. Visitez la porte de Cléopâtre, le port et le musée de la vieille medersa. Adana est la 4e ville du pays. C'est une riche région agricole et industrielle qui vit principalement du coton. Son histoire remonte loin dans le passé. Un pont du 2e siècle construit par Hadrien, un musée régional et un musée ethnographique sont des " musts " absolus. Antakya ou l'ancienne Antioche fut, en tant que capitale du royaume seldjoukide, une redoutable rivale d'Alexandrie. Saint Pierre construisit ici la première église. Hatay Muzesi est un célèbre musée de mosaïques romaines. Dans le golfe d'Iskenderun vous pourrez visiter une mosaïque du 4e siècle. Et Yalin Kalesi, un des châteaux les mieux conservés de la région.                             
drapeau Turc  La Turquie, bien qu'européanisée, reste un pays du Moyen-Orient. Cela signifie qu'à seulement 4 heures de vol de la Belgique, il est possible de se dépayser complètement.
Un mot caractérise bien ce pays : diversité. Que ce soient les paysages ou encore la population, il n'y a pas deux choses qui se ressemblent en Turquie. Question population, on trouve de tout, des bruns, des blonds, des yeux noirs, des yeux verts... La cause de ce melting-pot est historique : envahi de toutes parts, ce pays na cessé de brasser des chromosomes qui, initialement, n'avaient pas prévu de se rencontrer. Bien sûr, la prédominance est aux bruns à moustache, image traditionnelle du Turc, mais ne soyez pas étonné de trouver des p'tits blonds qui courent partout.
carte de Turquie
 
     Question paysages, il n'y a rien à redire. De la côte turquoise aux steppes arides du "Kurdistan", du bassin calcaire de Cappadoce au phénomène géologique de Pamukkale, vous serez pour le moins surpris. Six ans après notre premier circuit en Turquie, nous voilà de retour dans ce pays toujours aussi accueillant.... Il faut dire qu’en plus de l’envie de retourner là-bas, nous avions un sérieux alibi pour justifier cette nouvelle escapade : l’observation de l’éclipse totale de soleil du 11 août 1999, dont la trajectoire traversait la Turquie. La situation géographique du pays laissait présager un ciel clément pour cet événement, et, ma foi, la grenouille de monsieur Météo a vu juste...

Quoi de neuf en Turquie ?

     En général, les villes turques tendent de plus en plus à ressembler aux villes occidentales ; par contre, les villages et hameaux isolés semblent ne pas évoluer, et on se demande toujours comment la survie est possible dans les coins les plus reculés du pays, notamment pendant l’hiver, quand il fait jusqu’à -40°C et que les routes sont bloquées par la neige.
briques de bouse séchée
     Ah, si, une certaine évolution quand même : la plupart des habitations rurales, construites en terre et dont les habitants se chauffent en faisant brûler des briques de bouse séchée, sont équipées d’antennes paraboliques...
Ci-contre : briques de bouse séchée servant de combustible.
Notre premier périple ne nous avait pas permis de visiter la partie Est du pays ; c’est donc dans ce coin que nous nous sommes rendus en 1999, en partant d’Istanbul pour aller jusqu’aux frontières arménienne et iranienne. Oui, certes, paraît-il que la région n’est pas sûre avec les problèmes liés aux Kurdes... Il est vrai que les contrôles sont plus nombreux ici que dans le reste du pays, et que dans certaines villes les voitures de police sont remplacées par des blindés... mais nous n’avons pas senti plus de tension qu’ailleurs (du moins à l’époque de notre séjour - août 99 - les choses peuvent évoluer). Il est clair que depuis un certain nombre d’années les touristes ne visitent plus l’Est ; il suffit de feuilleter les guides touristiques pour se rendre compte que tout ce qui concerne l’Est de la Turquie est réduit à quelques pages (la ville de Van a même complètement disparu du Guide du Routard ; mais on la trouve encore dans le Lonely Planet). D’ailleurs, sur place, nous n’avons pas trouvé de structure d’accueil pour les éventuels visiteurs (ces structures - office de tourisme, agences de tours organisés - existaient auparavant, mais elles ont dû fermer faute de clients). 
Tout cela pour dire que nous n’avons pas été importunés par les touristes, loin de là, et que notre présence, même dans les grandes villes, ne passait pas inaperçue... 
     Il est toujours aussi facile de voyager en Turquie ; les cars desservent tout le pays, en plus ils sont généralement confortables. C’est un moyen très bon marché de voyager, et ce d’une façon relativement rapide.
N'oublions cependant pas que le danger n°1 en Turquie est une interprétation un peu spéciale du code de la route de la part des automobilistes. Ça ne change rien au problème, mais il est toujours bon de le savoir. Quelques mesures de prévention ont été mises en place, comme par exemple l'installation aux endroits dangereux de fausses voitures de "Polis" en carton (éch. 1)...
panneau route Turquie
Un grand changement à Istanbul : une immense gare routière flambant neuve, à laquelle on accède en métro, et qui remplace celle de Topkapi (qui n’avait d’une gare routière que le nom : c’était en fait un immense terrain vague boueux où les cars s’entassaient dans l’anarchie la plus totale...).
     Qu’il s’agisse des Turcs ou des Kurdes, la population est toujours aussi accueillante ; si on se laissait faire, on pourrait presque passer la journée à se faire offrir le thé ! Et pour peu que l’on ait appris quelques mots de turc, alors là, la discussion peut s’engager pendant des heures ! (même si nous, on ne comprend pas grand-chose à ce qu’on nous raconte... le problème, c’est que quand on parle quelques mots d’une langue, les gens croient qu’on comprend tout ... alors qu’une fois sortis des traditionnels "bonjour", "comment tu t’appelles ?" et autres "Comment ça va ?", ben y’a plus personne... ).
     La Turquie est un des pays les plus accueillants. Notre coin préféré : l'est du pays, resté bien plus traditionnel que l'ouest. Les rencontres avec les Kurdes sont d'un grand intérêt.

Turquie-Istambul:
   Byzance, Constantinople, Istanbul, ces trois noms évoquent la même ville, à différentes époques de son existence. Point stratégique puisque située sur le détroit du Bosphore, Istanbul est chargée d'histoire.

Ste. Sophie

SULTANHAMMET


La liste des endroits à visiter est longue, nous n'en citerons que quelques uns.

* Sultanhammet (mosquée bleue), photo ci-dessus
* Sainte-Sophie (mosquée rose)
*Le palais de Topkapi (résidence principale des Sultans, du XVème au XIXème siècle)
*La citerne-basilique (citerne souterraine qui alimentait en eau le palais de Topkapi; les Turcs la surnomment le "palais englouti")
* Le grand bazar et surtout les rues alentours
* La tour de Galata et sa vue imprenable sur le Bosphore
* Le marché aux épices
* Les abords du Bosphore
                   * et tant de choses encore...

Turquie-Ephèse :
 Éphèse est une ville antique très bien conservée. Les rues dallées sont maintenant empruntées par des nuées de touristes, mais on peut essayer d'imaginer ce qu'était cette ville commerçante à l'époque. Éphèse était l'une des plus importantes cités antiques de Turquie. Au 1er siècle avant J.-C., la population urbaine atteignait les 200 000 habitants ! La façade de la bibliothèque est admirablement bien conservée et le théâtre est d'une dimension impressionnante (25000 places).
Théâtre d' Ephèse

LE THÉÂTRE,

25 000 PLACES !

Lorsqu'on parle d'Ephèse, il s'agit de la ville antique. En fait, il faut dormir à Selçuk (à environ 2 km du site) et partir tôt le matin pour arriver avant les bus de touristes.
Turquie-Kas:
     Pour ceux qui aiment la mer, Kas est une étape idéale. Peu développée touristiquement, contrairement à des villes comme Kusadasi, Bodrum ou Fethiye, elle permet de se reposer au calme.
     La mer y est d'une transparence à couper le souffle, et quel bonheur de sortir de sa tente aux premières lueurs du soleil pour piquer une tête dans une eau restée tiède de la veille ! Ne pas manquer les vestiges (illuminés la nuit) taillés dans les falaises surplombant la ville.
     Depuis Kas, il est possible de se rendre au village de Demre puis au port d'Andriake pour prendre un bateau et enfin arriver à Kekova, l'île aux tombeaux Lyciens (d'énormes tombeaux taillés dans des blocs de pierre). 
La visite comprend Kekova, puis son île jumelle séparée par un bras de mer.
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